nos médias ont oublié de nous le dire: supercalculateurs russes

L’entreprise russe T-Platforms, conceptrice des supercalculateurs Lomonossov, va livrer un de ses ordinateurs à un centre informatique de Juliers, en Allemagne. C’est ce qu’ont annoncé, dans un communiqué commun, l’entreprise russe et le centre allemand.Le montant de la transaction s’élèvera à 17 millions d’euros, dont 10 % reviendront à ParTec, le concepteur allemand du système d’exploitation du supercalculateur.

T-Platforms n’avait jamais reçu de commande étrangère aussi importante : si l’entreprise a conclu par le passé des contrats avec l’université américaine Stony Brook et le centre informatique finlandais CSC, ceux-ci portaient sur des machines moins puissantes.

Développer le secteur des supercalculateurs devient un objectif national pour de nombreux pays. Ces machines permettent en effet d’accélérer la mise au point de divers médicaments et de moteurs d’avions, et d’en réduire le coût en diminuant le nombre de prototypes nécessaires à leur élaboration.

Selon le top 50 des supercalculateurs russes, établi par le centre informatique de l’université d’État de Moscou, le futur superordinateur de Juliers sera plus puissant que l’ordinateur Lomonossov lancé en 2009, mais ne dépassera pas le Lomonossov 2, sorti en 2014.

C’est le superordinateur chinois Tianhe-2 qui occupe la première place du dernier classement international, publié en novembre 2014. Le supercalculateur russe commandé par Juliers décrocherait la 28e position du classement mondial actuel.

L’entreprise russe a remporté l’appel d’offres de Juliers face à des concurrents tels la société française Bull.