Un pays souverain perdrait sa souveraineté

Ainsi serait ce fait ? L’Europe du Fric aurait réussi à briser et à humilier les Grecs.  Un pays souverain perdrait sa souveraineté et se retrouverait gouverné par des Merkulus, Junkerus et titu quanti, tous au service des plus riches, tous englués dans une pensée néolibérale.

Notre président Hollande a été à la tête de ce combat contre le peuple Grec. Espérons que les Français seront un peu lucides et qu’il le paiera cher.

Il y a aura beaucoup de leçons à tirer de cette dernière semaine. La première : nous ne sommes plus une démocratie mais une dictature : la dictature de l’argent.

Jamais autant de mensonges, de manipulations, de prêt à penser, de mépris et de haine contre ceux qui pensent différemment. Les Grecs ont élu la Gauche radicale. Les forces d’argent se vengent !

Pour finir, rendons hommage à Alexis Tsipras, courageux, déterminé, brillant, mais écrasé sous l’attitude terroriste des grands marchands de l’Europe.

Passé l’écœurement, trouvons une voie pour sortir de ce cauchemar.

Nous avons besoin de femmes et d’homme neufs comme Alexis Tsipras

Tous ces dirigeants (Junker, Lagarde, Draghi, mais aussi Merkel, Hollande, …) nous ont conduit au chaos, ont fait la démonstration de leur incapacité à construire du nouveau.

Les fondements de leur façon de penser sont erronés. Les signes de leur incompétence sont là, comme construire une monnaie unique avant d’homogénéiser les économies, les fiscalités, les lois du travail, les niveaux des prix et des salaires …   Un candidat à une maitrise d’économie qui préconiserait une telle stratégie serait évincé !!

Dehors ! tous ces dirigeants du passé à la tête remplie de catéchèse libérale !  Durant leur cursus de séminariste dans les grandes écoles, on leur a rempli la tête de « prêt-à-penser » libéral anti démocratique et anti peuple.

Nous avons sorti en série des cerveaux remplis du postulat que l’essentiel d’une économie est la bourse. Que les usines sont optionnelles. Qu’il faut acheter les patates au bout du monde parce que c’est moins cher. Que les travailleurs ne sont pas des richesses mais des charges. Que la protection sociale est un coût et que cela. Qu’il faut dorénavant appeler un PSE non pas «Plan de Suppression d’Emplois » mais «Plan de Sauvegarde de l’Emploi ». AH, la belle manipulation sémantique !

Dehors ! toutes ces têtes saturées d’axiomes anti «valeur du travail » et pro-capital qui effectuent leur besogne au FMI, à la BCE, dans l’administration de l’Archevêché Libérale de Bruxelles.

Comment peut-on chercher une solution économique en demandant à un pays de baisser de 200 Euros par mois les toutes petites retraites quand, chaque jour, toujours plus de dizaines (centaines ?) de millions d’Euros cherchent désespérément à se placer ! L’argent coule à flot, de façon indécente, mais on explique au charpentier, qui est en train de faire un bel ouvrage, que le payer, à lui, 1200 Euros est insupportable à l’économie. Mais payer 3 Millions d’Euros par an un PDG ne pose aucun problème à l’entreprise. Verser des Milliards d’Euros de dividendes aux actionnaires ne pose aucun problème !

Alors, Messieurs, ces discours, s’il vous plait, rangez les dans vos mallettes en cuir et partez vite, avant que les peuples ne s’énervent !

Nous avons besoin de femmes et d’homme neufs comme Alexis Tsipras.

Tsipras est brillant. Gardons confiance.

Comment les choses se sont-elles passées après le référendum ? Comme d’habitude, on ne sait rien. Comment en est-on arrivé à cette soit disant « info » répétée en boucle par des journalistes encore plus manipulés et bêtes que d’habitude: « on attend maintenant la proposition du gouvernement Grec ».

Alors, imaginons… Merkulus ne veut rien savoir et veut virer les Grecs de la zone Euro. Hollandus intervient et avec son art du compromis, obtient de laisser la porte entre-ouverte : « faisons passer les Grecs pour des abrutis qui n’ont encore jamais rien proposé.  Et préparons avec Tsipras des propositions susceptibles de dérider les fesses de Merkulus ». Alors Hollandus, expert en reniement, mais à la disposition de Tsipras son expertise en reniement pour écrire les fameuses propositions. Tout le monde s’y met pour pressurer et menacer Tsipras et le peuple Grec. Ah vous avez votez « NON », vous allez le payer maintenant » dit alors Junkerus et, rajoute Lagardus, « les conditions seront plus dures qu’avant le référendum. Cela vous apprendra à défier le grand capital »!

La BCE, toutes les têtes d’œufs de la Commission, le ministre des finances allemands s’y mettent. Bref toutes ces belles gens terrorisent la Grèce ..  et finissent pas obtenir vengeance sur ce peuple qui a osé affirmer sa liberté.

Tsipras est brillant. Gardons confiance. Moi, de toute façon , je me dis que je n’aurais pas fait mieux que lui, et de loin…

RÉFÉRENDUM : DISCOURS DU 3 JUILLET 2015 D’ALEXIS TSIPRAS

http://www.okeanews.fr/20150704-referendum-discours-du-3-juillet-2015-alexis-tsipras

Extraits :

Dimanche, nous adresserons tous ensemble un message de démocratie et de dignité à l’Europe et au monde.

Nous ne laisserons pas l’Europe entre les mains de ceux qui souhaitent soustraire l’Europe à sa tradition démocratique, à ses conquêtes démocratiques, à ses principes fondateurs, aux principes de démocratie, de solidarité et de respect mutuel.

Je vous appelle, ce dimanche, à opposer un « non » haut et clair aux ultimatums. À tourner le dos à ceux qui sèment chaque jour la peur et l’intimidation.

DIRE NON ET EXIGER UNE SOLUTION JUSTE POUR LE PEUPLE GREC

Le peuple Grec est face à une lourde responsabilité. Sa décision détermine son avenir, bien sûr, mais aussi l’avenir de tous les peuples d’Europe. Son choix  va modeler ce que sera l’Europe dans l’avenir.

Je crois que la seule bonne réponse est NON.

Dire OUI, ce serait donner feu vert à Junker, Lagarde, Merkel, et tous les gros bonnets de la finance pour broyer les Grecs. Car, n’en doutons pas une seule seconde, ils interpréteraient un OUI comme un aveu de faiblesse, comme le fait que les Grecs jettent l’éponge et se soumettent à leur diktat libéral. Et alors, bonjour la répression qui suivraient!

Dire NON, c’est exiger et leur imposer une solution juste pour le peuple Grec, c’est donner un coup d’arrêt à cette Europe au service des forces d’argent, pilotée par les multinationales.

Dire NON, c’est orienter l’Europe vers une autre politique au service du bien-être des populations. C’est affirmer sa volonté d’une Europe au service des peuples, avec des ambitions politiques, géopolitiques, industrielles, sociales. Une Europe qui va pouvoir recommencer à nous enthousiasmer.

Pour cela, il faut exiger la démission de tous ceux qui nous ont conduits là : Junker, Lagarde, les pontes de la BCE. Quant aux élus, chaque peuple les chassera aux prochaines élections.